Tant (temps) de retard
Cela fait trente minutes que vous lisez la carte, détaillez la cravate à pois du gars assis à côté de vous, comptez les gorgées qu’il vous reste de votre jus de tomate. Trente minutes que vous observez le ballet des serveurs, la coiffure des clientes, la couleur de la blanquette de veau servie en face. Cela fait une éternité que vous attendez votre invité à déjeuner.
L’impatience d’abord. L’angoisse, maintenant. Et s’il ne venait pas ? S’il avait eu un accident ? Et si je m’étais trompé de jour, et si tout le restaurant allait penser qu’on m’a posé un lapin ? Mais le voili que voilà, votre invité tant attendu, sourire au visage, bafouillant ses excuses sur – au choix – une panne de métro entre Porte des Postes et République, des travaux rue Chaude-Rivière, un coup de fil imprévu… Vous répondez à son sourire. Bien sûr, ce n’est pas grave. Cela arrive à tout le monde…
Le retardataire chronique est désarmant. Exaspérant aussi. Il est celui qui accourt, échevelé, sur le quai, au moment même où le train démarre, alors que vous l’attendiez depuis dix minutes. Il est celui qui débarque à une réunion de travail avec 20 minutes de retard, attend qu’on lui tende une chaise, interrompt la discussion, tout en priant que, surtout, on ne se dérange pas pour lui.
C’est ainsi : il y a les retardataires narcissiques, les retardataires rebelles. Il y a aussi les ponctuels obsessionnels, il y a ceux qui utilisent trop de temps et arrivent systématiquement en avance… Et, fort heureusement, ceux qui ont avec leur montre des relations normales !
Quel que soit notre rapport avec le temps imparti, qu’il soit d’une extrême désinvolture ou d’une frileuse obéissance, c’est toujours un indicateur de notre état d’esprit.
L’impatience d’abord. L’angoisse, maintenant. Et s’il ne venait pas ? S’il avait eu un accident ? Et si je m’étais trompé de jour, et si tout le restaurant allait penser qu’on m’a posé un lapin ? Mais le voili que voilà, votre invité tant attendu, sourire au visage, bafouillant ses excuses sur – au choix – une panne de métro entre Porte des Postes et République, des travaux rue Chaude-Rivière, un coup de fil imprévu… Vous répondez à son sourire. Bien sûr, ce n’est pas grave. Cela arrive à tout le monde…
Le retardataire chronique est désarmant. Exaspérant aussi. Il est celui qui accourt, échevelé, sur le quai, au moment même où le train démarre, alors que vous l’attendiez depuis dix minutes. Il est celui qui débarque à une réunion de travail avec 20 minutes de retard, attend qu’on lui tende une chaise, interrompt la discussion, tout en priant que, surtout, on ne se dérange pas pour lui.
C’est ainsi : il y a les retardataires narcissiques, les retardataires rebelles. Il y a aussi les ponctuels obsessionnels, il y a ceux qui utilisent trop de temps et arrivent systématiquement en avance… Et, fort heureusement, ceux qui ont avec leur montre des relations normales !
Quel que soit notre rapport avec le temps imparti, qu’il soit d’une extrême désinvolture ou d’une frileuse obéissance, c’est toujours un indicateur de notre état d’esprit.
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