J'en fais pas une salade, quoique...
Je regrette le fameux panier à salade, métallique d’abord, plastique ensuite, avec lequel on « secouait » jadis sur le perron ou dans la cour, la laitue du jardin, fraîchement coupée, épluchée avec le trognon encore laiteux, puis soigneusement lavée. Sa disparition au profit de l’essoreuse à manivelle domestique a contribué de manière significative, me semble-t-il, au délitement du lien social dans les quartiers populaires. Quand on n’éclabousse plus le linge de la voisine en secouant sa frisée, sa mâche ou sa batavia, forcément, la conversation s’en ressent. On ne s’engueule plus, on n’a plus rien à se reprocher. Les relations se relâchent. Chacun va s’occuper de ses salades. On reste tristement enfermé dans sa cuisine, seul(e) devant l’évier.
Tout le monde aime la salade ! On semble aujourd’hui la préférer en barquette ou en sachet, achetée déjà épluchée, lavée et prête à l’emploi. Sans doute la peur d’être confronté à la terre, ou pire, au limaçon, ce qui peut être assimilé aujourd’hui à une attaque terroriste… L’emballage coûte plus cher que le contenu et n’est pas biodégradable, à la différence des épluchures. Enfant chérie de la diététique moderne, la salade est aussi la fille prodigue du packaging !
La grande différence entre l’herbivore et le saladivore tient à l’assaisonnement. Le premier broute cru, le second pas. Ah ! Ces flacons de sauce toute prête aux saveurs « fraîcheur » qu’il suffit de verser sur le saladier ! Une véritable chienlit qui pollue trop de verdure. Restons simple, que diable ! Sel, poivre, huile, vinaigre (ou citron), quelques oignons blancs ou échalotes émincés, une pointe d’ail, un peu de ciboulette ou d’estragon, et l’affaire est faite ! Y’a plus qu’à touiller. C’est tellement simple, hein !
Tout le monde aime la salade ! On semble aujourd’hui la préférer en barquette ou en sachet, achetée déjà épluchée, lavée et prête à l’emploi. Sans doute la peur d’être confronté à la terre, ou pire, au limaçon, ce qui peut être assimilé aujourd’hui à une attaque terroriste… L’emballage coûte plus cher que le contenu et n’est pas biodégradable, à la différence des épluchures. Enfant chérie de la diététique moderne, la salade est aussi la fille prodigue du packaging !
La grande différence entre l’herbivore et le saladivore tient à l’assaisonnement. Le premier broute cru, le second pas. Ah ! Ces flacons de sauce toute prête aux saveurs « fraîcheur » qu’il suffit de verser sur le saladier ! Une véritable chienlit qui pollue trop de verdure. Restons simple, que diable ! Sel, poivre, huile, vinaigre (ou citron), quelques oignons blancs ou échalotes émincés, une pointe d’ail, un peu de ciboulette ou d’estragon, et l’affaire est faite ! Y’a plus qu’à touiller. C’est tellement simple, hein !
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