Aimer le théâtre
Une société qui se réfugie dans le silence, dans la non contestation d’elle-même se sclérose. Le théâtre fait partie de ces contre-pouvoirs qui servent le bon exercice du pouvoir en favorisant le mouvement d’une pensée, la naissance d’une conscience . Le théâtre, c’est un appel à vivre les yeux ouverts, une résistance à vivre comme des veaux, un refus de l’aveuglement face à l’injustice. c’est le retour à une certaine ironie, une distance, un allégement qui fait du bien comme une potion. C’est un appel à communiquer, à faire vivre le tissu social, à ouvrir les portes, à fêter ensemble l’imagination, la liberté, la solidarité. Un spectacle profond est un cadeau fait à une nation.
Le théâtre a cette vocation à être un miroir social, de ne pas laisser la société tourner en rond, voire de l’invectiver quand on a l’impression qu’il y a trop de malheur.
Trop souvent on accepte les paroles de contestation seulement quand elles parlent d’une autre époque ou d’une autre partie du monde. On a besoin d’auteurs d’aujourd’hui, pas suffisamment présents dans les théâtres publics. Il y a de grands auteurs et de grands textes.. Il existe une soif d’une représentation de la société actuelle. Le public a envie qu’on lui parle d’aujourd’hui dans une langue d’aujourd’hui. De quoi est faite une saison de théâtre ? D’enchantements et de déceptions.
On passe abruptement de la jubilation à la consternation, de l’ennui au plaisir, de l’allégresse à la morosité, du triomphe au désastre. On est dans la plus excitante incertitude. Qui va au théâtre ne sait jamais ce qui l’attend, et qui est peut-être, le contraire de ce qu’il espère. Tout est à la merci du hasard : les auteurs, les comédiens, les spectateurs. Un dieu malin s’emploie à emmêler et démêler l’écheveau.
L’imprévu, l’imprévisible règnent sur les hommes et leurs entreprises. Alors, tenter le coup de dé. Aimer le théâtre, c’est être joueur. Il faut de la témérité et de la candeur. Un miroir aux alouettes. Qui se crée soir après soir pour le meilleur et parfois le pire. Etre amateur de théâtre, c’est se contenter d’aimer ou regretter de ne pas avoir aimé.
Ce qui fait la singularité du théâtre, sa diversité dans son unité, et qui rapproche mystérieusement une pièce de Shakespeare d’une pièce de Molière, une pièce de Brecht d’une pièce de Feydeau, c’est toujours le même désir d’aller voir ensemble des comédiens sur des planches, de quitter quelques heures sa vie. Voilà ce qui pousse les publics les plus contrastés vers les spectacles les plus contradictoires. Si les leurres sont multiples, la fascination est unique, et cette magie est le théâtre.
Le théâtre a cette vocation à être un miroir social, de ne pas laisser la société tourner en rond, voire de l’invectiver quand on a l’impression qu’il y a trop de malheur.
Trop souvent on accepte les paroles de contestation seulement quand elles parlent d’une autre époque ou d’une autre partie du monde. On a besoin d’auteurs d’aujourd’hui, pas suffisamment présents dans les théâtres publics. Il y a de grands auteurs et de grands textes.. Il existe une soif d’une représentation de la société actuelle. Le public a envie qu’on lui parle d’aujourd’hui dans une langue d’aujourd’hui. De quoi est faite une saison de théâtre ? D’enchantements et de déceptions.
On passe abruptement de la jubilation à la consternation, de l’ennui au plaisir, de l’allégresse à la morosité, du triomphe au désastre. On est dans la plus excitante incertitude. Qui va au théâtre ne sait jamais ce qui l’attend, et qui est peut-être, le contraire de ce qu’il espère. Tout est à la merci du hasard : les auteurs, les comédiens, les spectateurs. Un dieu malin s’emploie à emmêler et démêler l’écheveau.
L’imprévu, l’imprévisible règnent sur les hommes et leurs entreprises. Alors, tenter le coup de dé. Aimer le théâtre, c’est être joueur. Il faut de la témérité et de la candeur. Un miroir aux alouettes. Qui se crée soir après soir pour le meilleur et parfois le pire. Etre amateur de théâtre, c’est se contenter d’aimer ou regretter de ne pas avoir aimé.
Ce qui fait la singularité du théâtre, sa diversité dans son unité, et qui rapproche mystérieusement une pièce de Shakespeare d’une pièce de Molière, une pièce de Brecht d’une pièce de Feydeau, c’est toujours le même désir d’aller voir ensemble des comédiens sur des planches, de quitter quelques heures sa vie. Voilà ce qui pousse les publics les plus contrastés vers les spectacles les plus contradictoires. Si les leurres sont multiples, la fascination est unique, et cette magie est le théâtre.
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