Préparez vos vacances !
Faire des économies pour les vacances n’a rien d’insurmontable. Tenez, commençons par de petits riens, des vétilles. Abandonnez, sur le comptoir matinal, le croissant recourbé au beurre, nimbé d’amandes tièdes. Le croissant, droit, strict, légérement rassis, fera aussi bien l’affaire. Meilleur marché et moins calorique. Caprice, c’est fini. Plus besoin d’un double-express, un seul suffira. Doucement sur le sucre. Noyez votre whisky, allongez votre vodka, imbibez votre cognac. Au besoin, remettez un peu d’eau du robinet dans votre bouteille d’alcool pour qu’elle ait toujours l’air pleine. En dépit des cliquetis sous le capot, remplacez le super par de l’ordinaire. Bannissez tout taxi, tout bus, tout métro. Marchez avec une bonne paire de pataugas, nette, sobre, tout terrain et de bon rapport. Embardo sur la chaussure italienne, coûteuse et voyante. Même souci dans le choix du lainage. Veillez à ce que figure bien une étiquette interlope, made in Taïwan ou Hongkong, au col de votre polo. Le reste est cher. Pas de nouveau pantalon, vos vieux jeans suffiront.
Plus de frais de coiffeur. Exit brushing, mini-vague et autres mignardises. La boule à zéro. Six mois de tranquillité à vous peigner avec une éponge, c’est toujours ça de pris. Corsetez-vous en matière de parfum. Lavez-vous davantage. A l’eau froide, cela s’entend. Ne jetez pas votre argent par les fenêtres avec les fleurs. Achetez un bouquet d’hortensias en plastique et présentez-le à chaque fois en peignant les pétales d’une couleur différente. Ne dilapidez pas votre capital dans les saunas, fitness et autres fantaisies musculatoires. Dix pompes matinales, les talons coincés sous le vieux buffet de l’oncle Albert et vous vous sentirez comme un sou neuf. Allez au cinoche avec un bandeau sur un œil et demandez demi-tarif. Téléphonez en groupe, repassez-vous en cercle le portable, ne dites que l’essentiel. Ecrivez le reste sur du papier recyclé, avec une plume d’oie et un timbre à petite vitesse. Combattez l’inflation de la petite douceur de 16 heures. Une barre de chocolat doit vous faire la semaine. Sucez lentement, ne croquez pas. Votre tablette de chewing-gum peut largement durer trois jours. En fin de journée, après des heures de mastication, faites-en une boule et collez-la à l’intérieur du tiroir de votre bureau. Le lendemain, c’est comme neuf. Si cela vous donne la nausée, vomissez entre les dents pour garder les gros morceaux. Ne compromettez pas votre capital de protéines, que diable !
Au lit, lisez à la bougie. Un chapitre par soir suffit. En amour, pédale douce sur la position du missionnaire. Ménagez votre compagne qui va devenir par la force des choses, votre femme de ménage, votre cuisinière, votre plongeuse, votre repasseuse. Une fois par semaine suffit largement. Pour le surplus, la main gauche reste la plus fidèle. Le contrôle d’échange, voyez-vous, mes lapins, commence par là.
Glissez au fur et à mesure le pécule économisé entre la pile de draps écrus dans l’armoire normande de la chambre. Si malgré tout, vous n’avez pas épargné suffisamment pour partir cet été, voyagez dans votre tête, revisitez votre petite enfance, c’est tout aussi fructueux que les pyramides d’Egypte. Et vous ne risquez pas les saloperies amibiennes qui occasionnent des frais inopportuns. Sinon, allez en paix mais évitez surtout de parler pour ne rien dire. Il y a des mots qui ne sont pas de rigueur.
Plus de frais de coiffeur. Exit brushing, mini-vague et autres mignardises. La boule à zéro. Six mois de tranquillité à vous peigner avec une éponge, c’est toujours ça de pris. Corsetez-vous en matière de parfum. Lavez-vous davantage. A l’eau froide, cela s’entend. Ne jetez pas votre argent par les fenêtres avec les fleurs. Achetez un bouquet d’hortensias en plastique et présentez-le à chaque fois en peignant les pétales d’une couleur différente. Ne dilapidez pas votre capital dans les saunas, fitness et autres fantaisies musculatoires. Dix pompes matinales, les talons coincés sous le vieux buffet de l’oncle Albert et vous vous sentirez comme un sou neuf. Allez au cinoche avec un bandeau sur un œil et demandez demi-tarif. Téléphonez en groupe, repassez-vous en cercle le portable, ne dites que l’essentiel. Ecrivez le reste sur du papier recyclé, avec une plume d’oie et un timbre à petite vitesse. Combattez l’inflation de la petite douceur de 16 heures. Une barre de chocolat doit vous faire la semaine. Sucez lentement, ne croquez pas. Votre tablette de chewing-gum peut largement durer trois jours. En fin de journée, après des heures de mastication, faites-en une boule et collez-la à l’intérieur du tiroir de votre bureau. Le lendemain, c’est comme neuf. Si cela vous donne la nausée, vomissez entre les dents pour garder les gros morceaux. Ne compromettez pas votre capital de protéines, que diable !
Au lit, lisez à la bougie. Un chapitre par soir suffit. En amour, pédale douce sur la position du missionnaire. Ménagez votre compagne qui va devenir par la force des choses, votre femme de ménage, votre cuisinière, votre plongeuse, votre repasseuse. Une fois par semaine suffit largement. Pour le surplus, la main gauche reste la plus fidèle. Le contrôle d’échange, voyez-vous, mes lapins, commence par là.
Glissez au fur et à mesure le pécule économisé entre la pile de draps écrus dans l’armoire normande de la chambre. Si malgré tout, vous n’avez pas épargné suffisamment pour partir cet été, voyagez dans votre tête, revisitez votre petite enfance, c’est tout aussi fructueux que les pyramides d’Egypte. Et vous ne risquez pas les saloperies amibiennes qui occasionnent des frais inopportuns. Sinon, allez en paix mais évitez surtout de parler pour ne rien dire. Il y a des mots qui ne sont pas de rigueur.
Publicité