Lille, flamboyance de capitale
Elle est comme cela, Lille, la ville qui ne s’en laisse pas conter, la ville qu’on ne résume pas. Lille qui s’invente et se compose au gré de ses quartiers. Lille qui a fini par s’ébrouer de sa nostalgie en s’élançant dans les activités à col blanc, jusqu’à rassembler dans le tertiaire une majorité de ses habitants. Lille qui n’est plus flamande, qui n’est plus bourguignonne, qui n’est plus espagnole, si elle l’a déjà été, qui n’est peut-être même plus française, mais déjà internationale. A l’image de son marché de Wazemmes : toutes les saveurs, toutes les épices, tous les goûts sont dans sa nature.
Ouverte à tous les vents de la création, Lille l’a toujours été. C’est sa force. Un mot prédomine ici : diversité. Diversité des origines, des créateurs et des œuvres. Une région riche de ses différences. Lille, melting-pot qui a réuni en un seul peuple des Flamands et des Picards, mais aussi les venus d’ailleurs, de tout près ou de très loin, les blonds, les bruns, les ocres, les yeux de toundra, de porcelaine ou de grand erg qui se croisent et se confondent. Lille s’est bâtie sur des exils répétitifs et magistralement domptés.
Sans les Flamands chassés de Belgique par la crise au 19ème siècle, pas de textile ni d’expansion démographique. Sans les Polonais, puis les Italiens, les Portugais, enfin les Marocains et tous leurs frères maghrébins, pas d’industrie, pas de charbon, pas d’enfants au teint de miel et à l’accent chti. La région serait restée inerte, léthargique. Et Lille ne proposerait pas aujourd’hui à l’Europe sa flamboyance de capitale, dopée par tant de vitalité. Une multitude de vies, d’inventions ou de redites, de bluffs parfois, d’audace toujours, d’étincelles encore. De l’énergie à nouveau.
L’énergie d’être aujourd’hui et demain à la fois. Ici se résument les siècles, se prolonge la vie, se poursuit l’histoire. Avec cette chance : les rues de Lille sont encore pavées de culture, alors qu’ailleurs, trop souvent, elles sont asphaltées depuis longtemps. La ville possède tant de richesses qu’il faut parfois s’y perdre pour mieux la retrouver : libre et joyeuse. Et si Lille était la plus belle ville du monde ?
Ouverte à tous les vents de la création, Lille l’a toujours été. C’est sa force. Un mot prédomine ici : diversité. Diversité des origines, des créateurs et des œuvres. Une région riche de ses différences. Lille, melting-pot qui a réuni en un seul peuple des Flamands et des Picards, mais aussi les venus d’ailleurs, de tout près ou de très loin, les blonds, les bruns, les ocres, les yeux de toundra, de porcelaine ou de grand erg qui se croisent et se confondent. Lille s’est bâtie sur des exils répétitifs et magistralement domptés.
Sans les Flamands chassés de Belgique par la crise au 19ème siècle, pas de textile ni d’expansion démographique. Sans les Polonais, puis les Italiens, les Portugais, enfin les Marocains et tous leurs frères maghrébins, pas d’industrie, pas de charbon, pas d’enfants au teint de miel et à l’accent chti. La région serait restée inerte, léthargique. Et Lille ne proposerait pas aujourd’hui à l’Europe sa flamboyance de capitale, dopée par tant de vitalité. Une multitude de vies, d’inventions ou de redites, de bluffs parfois, d’audace toujours, d’étincelles encore. De l’énergie à nouveau.
L’énergie d’être aujourd’hui et demain à la fois. Ici se résument les siècles, se prolonge la vie, se poursuit l’histoire. Avec cette chance : les rues de Lille sont encore pavées de culture, alors qu’ailleurs, trop souvent, elles sont asphaltées depuis longtemps. La ville possède tant de richesses qu’il faut parfois s’y perdre pour mieux la retrouver : libre et joyeuse. Et si Lille était la plus belle ville du monde ?
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