Soldes à l'excès
Les soldes d’été viennent de commencer. Pouvoir d’achat en berne et météo morose, les commerçants croulent sous les stocks qu’il faut liquider. La fin de série comme la fin du monde. Le prix excessif enfin corrigé. Le moins cher, stade suprême du plus coûteux. Les invendus les plus nombreux font les soldes les plus beaux. Tous les magasins font de la retape. On s’y précipite. C’est l’orgie, le carnage. Un rituel. Nul n’y déroge.
Ah bon ? Moi, je me terre chez moi, des boules dans les oreilles, la bouillotte sur le crâne. Pourquoi irais-je donc admirer les chaussures dont je rêve, dans du 35 ou du 46 fillette ? Pourquoi donc supporter la foule, les sonneries de portables, les exclamations hystériques des copines parties en repérage : « Oui, des cuissardes géniales ! Bleues, oui, bleues ! je t’en prends une paire ? »
Soif, fatigue, nerf en pelote, musique épileptique, privation d’oxygène, embouteillage aux caisses : il y a un moment où tout ce grand bazar vous coûte très cher ! Les soldes sont cotées niveau 5 sur l’échelle du stress. D’autant plus que le chaos organisé vous détruit le sens critique. Les grandes marques bradent à 50 % ? Ca vous donne l’impression qu’un costard à 1500 euros ou un sac pour Madame à 1200, c’est cadeau !
Bientôt, on en vient à ramasser par terre les pulls jetés par les autres, en sautant de joie. La super affaire, c’est pour nous ! Puis, après une bonne heure d’attente à la caisse, on casque plusieurs centaines d’euros pour des nanars qui riment si bien avec « placard ».. Autre risque : le clash conjugal si on a l’imprudence de se lancer en couple dans ces débauches. « Ce sac… 800 euros. T’appelles ca des soldes ? »
Ah bon ? Moi, je me terre chez moi, des boules dans les oreilles, la bouillotte sur le crâne. Pourquoi irais-je donc admirer les chaussures dont je rêve, dans du 35 ou du 46 fillette ? Pourquoi donc supporter la foule, les sonneries de portables, les exclamations hystériques des copines parties en repérage : « Oui, des cuissardes géniales ! Bleues, oui, bleues ! je t’en prends une paire ? »
Soif, fatigue, nerf en pelote, musique épileptique, privation d’oxygène, embouteillage aux caisses : il y a un moment où tout ce grand bazar vous coûte très cher ! Les soldes sont cotées niveau 5 sur l’échelle du stress. D’autant plus que le chaos organisé vous détruit le sens critique. Les grandes marques bradent à 50 % ? Ca vous donne l’impression qu’un costard à 1500 euros ou un sac pour Madame à 1200, c’est cadeau !
Bientôt, on en vient à ramasser par terre les pulls jetés par les autres, en sautant de joie. La super affaire, c’est pour nous ! Puis, après une bonne heure d’attente à la caisse, on casque plusieurs centaines d’euros pour des nanars qui riment si bien avec « placard ».. Autre risque : le clash conjugal si on a l’imprudence de se lancer en couple dans ces débauches. « Ce sac… 800 euros. T’appelles ca des soldes ? »
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