Désordres amoureux
On croit, et on a tort, que tout le monde peut remplir un lave-vaisselle. Ca marche pour les assiettes, car leur emplacement est précisément défini. Mais quand il s’agit des poêles, des bols, des couverts (la pointe en haut ou en bas ?), chacun a son idée. Et là, démarre une lutte de pouvoir. En général, l’homme a une idée abstraite de l’organisation idéale. Et c’est un des cas flagrants et rares dans lequel, il repasse derrière sa femme. Et finit souvent d’ailleurs « piégé » en rangeur de lave-vaisselle. Pourquoi ? Parce que le lave-vaisselle est une machine ? Mais, ça ne marche pas avec la machine à laver, le linge restant un domaine réservé de la femme.
Nous voilà donc avec, le plus souvent, des femmes en grandes organisatrices responsables (merci les millénaires d’histoire !) et, la plupart du temps, des hommes en idéologues de la décontraction (hors quelques microspécialisations, telle la gestion du barbecue) qui se débattent avec des répliques du style : « Mais tu me l’as jamais dit ! Si tu le dis pas, je peux pas savoir. » Ou : « Mais, repose-toi ! Tu en fais trop. » Objectivement, il y a des objets intrinsèquement superénervants. Par exemple, un meuble en kit qui, irrémédiablement, se mue en ennemi, en plaie des ménages.
Objets de scènes et petites phrases peu amènes du genre : « ses machins (comprenez clés, papiers, courriers), il les laisse traîner partout », « le lavabo, il le nettoie jamais », « sa serviette, je la retrouve toujours en boule », etc… Et je ne vous parle pas de la lunette des cabinets, des chaussettes oubliées n’importe où, du tube de dentifrice jamais rebouché… Sans oublier à table, les miettes, les taches, les « pfuit » de la bouche qui peuvent faire bondir le partenaire. Ah ! pas facile, la vie de couple quand tous ces petits faits se font sources de désordres amoureux.
Nous voilà donc avec, le plus souvent, des femmes en grandes organisatrices responsables (merci les millénaires d’histoire !) et, la plupart du temps, des hommes en idéologues de la décontraction (hors quelques microspécialisations, telle la gestion du barbecue) qui se débattent avec des répliques du style : « Mais tu me l’as jamais dit ! Si tu le dis pas, je peux pas savoir. » Ou : « Mais, repose-toi ! Tu en fais trop. » Objectivement, il y a des objets intrinsèquement superénervants. Par exemple, un meuble en kit qui, irrémédiablement, se mue en ennemi, en plaie des ménages.
Objets de scènes et petites phrases peu amènes du genre : « ses machins (comprenez clés, papiers, courriers), il les laisse traîner partout », « le lavabo, il le nettoie jamais », « sa serviette, je la retrouve toujours en boule », etc… Et je ne vous parle pas de la lunette des cabinets, des chaussettes oubliées n’importe où, du tube de dentifrice jamais rebouché… Sans oublier à table, les miettes, les taches, les « pfuit » de la bouche qui peuvent faire bondir le partenaire. Ah ! pas facile, la vie de couple quand tous ces petits faits se font sources de désordres amoureux.
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