Lire malgré tout

Publié le par Guy Le Flécher

Déjà dans les années 70, quelques objets domestiques faisaient écran entre la lecture et nous : la radio (mais sans bande FM), la télé (mais il n’y avait que trois chaînes), le tourne-disque (avec des 33-tours qui s’usaient vite) Le livre résistait bien à toutes ces prothèses électriques. Aujourd’hui, nous avons la télé et ses centaines de chaînes, les stations de la bande FM, les lecteurs de DVD, les baladeurs ou les lecteurs de CD, les consoles de jeux, les i-prods, les connexions Internet, les blogs, les téléphones portables d’où les SMS fusent comme des fourmis volantes. Et bien d'autres nouvelles technologies encore. Ce n’est qu’après avoir répudié toutes ces invites que l’on peut faire un geste simple : ouvrir un roman et commencer à lire. Le tout,  c’est que le livre ne tombe pas trop bas dans l’échelle des plaisirs, qu’il garde sa place, quelque part entre la télécommande et la platine laser, qu’il résiste face à toutes cette ménagerie de claviers, de consoles et d’écrans.
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