Lille, la plus belle du monde ?
Des musées, des bistrots, des terrasses, des places, des rues, des chefs-d'oeuvres d'architecture du Moyen Age à nos jours tenant la dragée haue aux ossatures d'Euralille, symbolique signal de la cité des prodiges : partout des promeneurs et des visiteurs. On déambule, on s'arrête, on lève la tête. Où jeter un oeil ? Ici. Là. Là-bas. Partout. on en prend plein la figure. Cela requinque rudement. La ville a fait sa toilette. Lille ne croit pas qu'on la regarde. Elle le sait. On la repère, on la désire. On la picore, on la dévore, on s'en repaît. On ne l'avalera jamais, trop riche, trop copieuse. Elle est comme ça, la ville qu'on ne résume pas. La ville qui s'invente et se compose au gré de ses quartiers. Lille qui n'est plus flamande, qui n'est plus bourguignonne, qui n'est plus espagnole, si elle l'a déjà été, qui n'est peut-être même plus française, mais déjà internationale. A l'image de son marché de Wazemmes : toutes les saveurs, tous les goûts sont dans sa nature. Un mot prédomine ici : diversité. Richesse des différences, sans laquelle Lille ne proposerait pas aujourd'hui à l'Europe sa flamboyance de capitale, dopée par tant de vitalité. Une multitude de vies, d'inventions ou de redites, des bluffs parfois, d'audace toujours, d'étincelles encore. De l'énergie en permanence. L'énergie d'être aujourd'hui et demain à la fois. Ici se résument les siècles, se prolonge la vie, se poursuit l'histoire. Et si Lille était la plus belle ville du monde ?
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