Jeudi 29 mai 2008
Ploc ! Ou est-ce toc ? Ou bien poc, voire pôk !. C’est le bruit inimitable de la petite balle jaune qui résonne chez des millions de téléspectateurs. La balle qui vrille comme un
frelon sous amphétamines, avant de rebondir comme si elle avait perdu la raison, toujours trop haut, ou trop à droite ou trop à gauche.
Comme chaque année, une fois le rideau tombé sur les marches rouges de Cannes, c’est au tour du tournoi de Roland Garros de venir nous prendre à domicile, le long de longs après-midi brûlants ou détrempés. Et ça fait flop quand il y a flaques. Le tennis à la télé, c’est une affaire en court, c’est un silence insolite sur le petit écran, un sport qui prend son temps, une torpeur en ocre qui dit bientôt l’été heureux parce que déjà pluvieux.
Et il pleuvait l’autre jour lorsque, sous la houlette de princesse Anne, assistante du bon roi Henri (Magniant) président du Tennis Club Lillois (TCL), une cinquantaine d’aficionados a pris la route pour « Roland »
Terre battue, terre de labeur, m’explique sur place l’extra terrien Fred Vandenboogaerde, journaliste sportif et communicant du TCL. Et le maître des courts de poursuivre la leçon. Je résume les propos de l’homme sans revers : il faut rougir les chaussettes et savoir en découdre sur la plus physiquement exigeante de toutes les surfaces. Pour les joueurs, la terre est une seconde nature.
Sur terre, les échanges sont plus longs. L’erreur y est plus coûteuse qu’ailleurs. Jouer le bon coup au bon moment est la clé de la victoire sur brique pilée. Les sensations qu’on peut connaître : l’euphorie de sentir la victoire dans sa raquette, la frustration de la laisser s’échapper, la peur de ne plus pouvoir saisir une telle chance, le doute sur le choix de ses coups. Puis, la joie et la délivrance d’une victoire somptueuse et pleine de promesses.
Je comprends que gâcher une balle de match, c’est un peu comme se tirer une balle dans le pied.
Comme chaque année, une fois le rideau tombé sur les marches rouges de Cannes, c’est au tour du tournoi de Roland Garros de venir nous prendre à domicile, le long de longs après-midi brûlants ou détrempés. Et ça fait flop quand il y a flaques. Le tennis à la télé, c’est une affaire en court, c’est un silence insolite sur le petit écran, un sport qui prend son temps, une torpeur en ocre qui dit bientôt l’été heureux parce que déjà pluvieux.
Et il pleuvait l’autre jour lorsque, sous la houlette de princesse Anne, assistante du bon roi Henri (Magniant) président du Tennis Club Lillois (TCL), une cinquantaine d’aficionados a pris la route pour « Roland »
Terre battue, terre de labeur, m’explique sur place l’extra terrien Fred Vandenboogaerde, journaliste sportif et communicant du TCL. Et le maître des courts de poursuivre la leçon. Je résume les propos de l’homme sans revers : il faut rougir les chaussettes et savoir en découdre sur la plus physiquement exigeante de toutes les surfaces. Pour les joueurs, la terre est une seconde nature.
Sur terre, les échanges sont plus longs. L’erreur y est plus coûteuse qu’ailleurs. Jouer le bon coup au bon moment est la clé de la victoire sur brique pilée. Les sensations qu’on peut connaître : l’euphorie de sentir la victoire dans sa raquette, la frustration de la laisser s’échapper, la peur de ne plus pouvoir saisir une telle chance, le doute sur le choix de ses coups. Puis, la joie et la délivrance d’une victoire somptueuse et pleine de promesses.
Je comprends que gâcher une balle de match, c’est un peu comme se tirer une balle dans le pied.